PROFIL

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SEBASTIEN BUEMI

31.10.1988

Aigle (Suisse)

Monte Carlo (Monaco)

1.75m

65kg

Single

Sébastien Buemi est né à Aigle, dans le canton de Vaud (Suisse). A priori, rien ne prédestine le petit Sébastien à devenir pilote de Formule 1, si ce n'est qu'il est issu d'une famille baignant dans le monde de l'automobile: dans sa jeunesse, son grand-père était lui-même pilote à ses heures. Il avait couru pendant plusieurs années en endurance, et il avait même disputé les 24 Heures du Mans en 1960. C'est à Noël 1993, un peu en panne d'idée de cadeau, que son père offre à Sébastien son premier kart. Le lendemain, ce sont les premiers tours de roue dans le parking du garage familial, puis les premiers entraînements sérieux, et enfin les premières courses. Au début, il participe au championnat suisse de Minikart en dilettante, avant de disputer toute la saison en 1998. Sébastien remporte alors son premier titre, celui de Champion Suisse de Mini-kart, alors qu'il n'a pas 10 ans. Les titres de champion suisse s'enchaînent alors jusqu'au titre de Champion d'Europe en 2002. Il devient alors pilote d'usine et remporte le championnat d'Italie en 2003. Cet été-là, Sébastien remporte la bourse BMW pour participer au championnat d'Europe de Formule BMW l'année suivante. A la toute première course, à Hockenheim, il termine deuxième derrière Sebastian Vettel. Une performance remarquée par un représentant de Red Bull présent sur place: séduit d'entrée par le jeune homme, la marque de boisson signe avec lui un contrat de cinq ans, qui lui permet de gravir les échelons du sport automobile. En 2005, Sébastien remporte ainsi le championnat d'Allemagne de Formule BMW, avant d'être déclassé plusieurs semaines après la fin de la saison pour une affaire complexe de Safety Car. L'année suivante, Red Bull place Sébastien en championnat de Formule 3 Euroseries. Parallèlement, il est appelé à remplacer un autre pilote en championnat d'Europe de Formule Renault sur quelques courses – le fait de ne participer qu'à une petite partie de la série ne l'empêche pas de terminer à la 6e place du championnat d'Europe. Lors de sa toute première course de Formule Renault, au Nürburgring, Sébastien s'impose d'entrée au terme d'une épreuve disputée sous la pluie et marquée par un tête-à-queue suivi d'une remontée d'anthologie. En 2007, il repart pour une saison de Formule 3 Euroseries, championnat dont il dispute le titre jusqu'à la dernière rencontre pour terminer deuxième. Mais dès le mois de mai, il est appelé à remplacer un autre pilote, blessé, en GP2. Ses débuts, à Monaco, sont tonitruants: alors qu'il ne connaît ni la voiture, ni le circuit monégasque, Sébastien se classe deuxième de la première séance d'essais et se qualifie en quatrième place. Il termine septième de cette toute première épreuve de GP2. L'écurie ART Grand Prix, époustouflée par son talent, l'embauche à partir de l'épreuve allemande du championnat de GP2. Ce programme de F3 et de GP2 est encore complété de quelques épreuves d'A1GP et du premier test en F1 de Sébastien, le 23 juillet à Jerez, qui pousse l'équipe Red Bull à le nommer pilote-essayeur officiel de l'écurie, le 16 janvier 2008, pour l'intégralité de la saison 2008. Cette année-là, Sébastien dispute le championnat de GP2 Asie, qu'il termine à la deuxième place avec l'écurie Arden, et qu'il enchaîne avec le championnat GP2 Mains Series. Au total, il signe trois victoires et dix podiums (soit, à lui seul, trois fois plus que l'écurie avait réussi l'année précédente avec deux pilotes, Bruno Lalli (dit « Senna ») et Adrian Zaugg). Parallèlement à ce programme chargé, Sébastien effectue aussi de nombreux tests de Formule 1, ainsi que la plupart des « shakedowns » de l'écurie Red Bull (un shakedown consiste à effectuer 50 kilomètres avec une monoplace, avant chaque Grand Prix, pour s'assurer de son bon fonctionnement. Pour Red Bull, ces shakedowns avaient lieu sur une portion du circuit de Silverstone). Le 15 décembre 2008, Sébastien signe un nouveau contrat de trois ans avec la marque Red Bull lui assure d'un volant au sein de l'écurie Toro Rosso en 2009. Une nouvelle vie commence. En 2009, pour sa première saison de Formule 1, Sébastien a été qualifié par plusieurs spécialistes de « révélation de la saison ». Il a réussi le rare exploit de marquer deux points à l’occasion de son tout premier Grand Prix, à Melbourne. Par la suite, malgré une monoplace qui a dû attendre le Grand Prix de Hongrie pour recevoir l’un des fameux « double diffuseurs » qui ont fait tant parlé d’eux pendant la saison, Sébastien est parvenu à marquer un point supplémentaire en Chine, deux points au Brésil et un autre point à Abu Dhabi, pour la dernière épreuve de la saison. Au total, avec 6 points, il s’est classé à la seizième place du championnat, se posant comme le premier pilote suisse à marquer des points depuis Marc Surer, 24 ans plus tôt. En 2010, il se retrouve à nouveau au volant d’une Toro Rosso à moteur Ferrari. Avec l’espoir de profiter de sa première saison d’expérience pour marquer encore plus de points...

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