Sébastien

 
  • Nationalité : Suisse
  • Naissance : 31 octobre 1988, Aigle Suisse
  • Taille : 1m77
  • Poids : 69Kg
  • Equipes : Red Bull Racing / Toyota Racing / e.dams RENAULT
  • Loisirs : Musique, Tennis, Football, Vélo

C’est à Noël 1993, un peu en panne d’idée de cadeau, que son père offre à Sébastien son premier kart. Le lendemain, ce sont les premiers tours de roue dans le parking du garage familial, puis les premiers entraînements, les premières courses, les premières victoires, les premiers titres de champion suisse, puis de champion d’Europe. En 2004, il démarre en monoplace, en Formule BMW, et termine deuxième derrière Sebastian Vettel. Une performance remarquée par un représentant de Red Bull présent sur place : séduit par le jeune homme, la marque de boisson signe avec lui un contrat qui lui permet de gravir les échelons du sport automobile.

En 2005, Sébastien devient vice-champion d’Allemagne de Formule BMW, avant d’être déclassé plusieurs semaines après la fin de la saison pour une affaire complexe de Safety Car.

L’année suivante, Red Bull place Sébastien en championnat de Formule 3 Euroseries. Parallèlement, il est appelé à remplacer un autre pilote en championnat d’Europe de Formule Renault sur quelques courses – le fait de ne participer qu’à une petite partie de la série ne l’empêche pas de terminer à la 6e place du championnat d’Europe. Lors de sa toute première course de Formule Renault, au Nürburgring, Sébastien s’impose d’entrée au terme d’une épreuve disputée sous la pluie et marquée par un tête-à-queue suivi d’une remontée d’anthologie.

En 2007, il repart pour une saison de Formule 3 Euroseries, championnat dont il dispute le titre jusqu’à la dernière rencontre pour terminer deuxième. Mais dès le mois de mai, il est appelé à remplacer un autre pilote, blessé, en GP2. Ses débuts, à Monaco, sont tonitruants : alors qu’il ne connaît ni la voiture, ni le circuit monégasque, Sébastien se classe deuxième de la première séance d’essais et se qualifie en quatrième place. Il termine septième de cette toute première épreuve de GP2. L’écurie ART Grand Prix, époustouflée par son talent, l’embauche à partir de l’épreuve allemande du championnat de GP2.

Ce programme de F3 et de GP2 est encore complété de quelques épreuves d’A1GP et du premier test en F1 de Sébastien, le 23 juillet à Jerez, qui pousse l’équipe Red Bull à le nommer pilote-essayeur officiel de l’écurie, le 16 janvier 2008, pour l’intégralité de la saison 2008.

Cette année-là, Sébastien dispute le championnat de GP2 Asie, qu’il termine à la deuxième place avec l’écurie Arden, et qu’il enchaîne avec le championnat GP2 Main Series. Au total, il signe trois victoires et dix podiums (soit, à lui seul, trois fois plus que l’écurie avait réussi l’année précédente avec deux pilotes, Bruno Lalli (dit « Senna ») et Adrian Zaugg).

Parallèlement à ce programme chargé, Sébastien effectue aussi de nombreux tests de Formule 1, ainsi que la plupart des « shakedowns » de l’écurie Red Bull (un shakedown consiste à effectuer 100 kilomètres avec une monoplace, avant chaque Grand Prix, pour s’assurer de son bon fonctionnement. Pour Red Bull, ces shakedowns avaient lieu sur une portion du circuit de Silverstone).

Le 15 décembre 2008, Sébastien signe un nouveau contrat de trois ans avec la marque Red Bull, qui lui assure d’un volant au sein de l’écurie Toro Rosso en 2009. Une nouvelle vie commence.

Sébastien marque ses premiers points dès son premier Grand Prix, en Australie, qu’il termine à la septième place, un exploit exceptionnel. Cette première saison lui permet de signer plusieurs coups d’éclat en Formule 1. Il y enregistre son meilleur résultat, avec une sixième place lors des qualifications, au Brésil.

En 2010, la Toro Rosso STR5 s’avère délicate à piloter, et la saison de Sébastien est plus difficile. A Montréal, il mène pourtant un tour du Grand Prix du Canada. Au total, il marque 8 points.

2011 lui permet de réussir à nouveau quelques belles performances (par exemple une remontée de la 24e à la 8e place à Budapest), puisqu’il se classe à sept reprises dans les dix premiers, mais une série de malchance l’empêche de concrétiser.

En 2012, Red Bull le retient pour occuper le rôle de troisième pilote au sein de l’écurie championne du monde – un contrat qui sera maintenu en 2013 et 2014. Sébastien travaille ainsi étroitement avec l’écurie, notamment sur son simulateur situé à son usine de Milton Keynes. Il est aussi présent sur tous les Grands Prix, afin de remplacer l’un des pilotes de course au cas où le besoin s’en ferait sentir.

En 2012, Sébastien s’allie aussi avec l’écurie Toyota, en endurance. Un an plus tard, il termine deuxième des 24 Heures du Mans, et remporte la dernière épreuve de la saison, à Bahreïn. En 2014, la saison démarre à fond, avec deux victoires consécutives lors des deux premières épreuves, à Silverstone et Spa. Aux 24 Heures du Mans, après un accident en début de course qui le relègue à 12 tours des leaders, Sébastien et ses équipiers remontent les places une à une pour terminer sur la troisième marche du podium.

Après deux autres victoires, sur les circuits du Mont Fuji et de Shanghaï, Sébastien et son coéquipier Anthony Davidson décrochent le titre mondial d’endurance à une course de la fin de la saison.

Parallèlement, Sébastien débute le tout nouveau championnat de Formule E avec l’écurie eDams Renault. Il remporte l’épreuve de Punta del Este en décembre 2014 avant de décrocher celle de Monaco, début mai 2015.


Courses

254

Victoires

28

Podiums

86

Pôle positions

19

 

Timeline

26.03.2015

Numéro 1

Sébastien débute sa quatrième saison en endurance avec le Toyota Gazoo Racing team. Sa voiture arbore le numéro 1 du champion du monde en titre. Lors de la première course de la saison, à Silverstone, Sébastien termine sur la troisième marche du podium.
01.01.2015

Le courant passe avec e-Dams Renault !

Sébastien dispute le tout premier championnat FIA de Formule E, la nouvelle formule 100% électrique. Des débuts brillants, puisque Sébastien a remporté deux victoires (à Punta del Este et Monaco) et il est monté sur le podium à quatre reprises en huit courses.
15.11.2014

Champion du monde !

Avec 166 points, la saison 2014 du WEC s’est soldée par quatre victoires et sept podiums en huit courses. Sébastien et son coéquipier Anthony Davidson ont été couronnés champion du monde à Doha, au Qatar, lors de la cérémonie de remise des prix de la FIA, le 6 décembre 2014.
01.06.2014

Toyota : Débuts éclatants!

La saison 2014 du WEC début par deux victoires consécutives, à Silverstone et à Spa. La préparation de Sébastien s’avère donc optimale avant les 24 Heures du Mans.
10.04.2014

F1 : Red Bull toujours

Pour la troisième année consécutive, Sébastien poursuit son programme de troisième pilote au sein de l’équipe Red Bull Racing. Un changement de règlement fondamental décuple le travail en simulateur et occupe beaucoup Sébastien à l’usine de Milton Keynes. Il se rend encore sur tous les Grands Prix.
14.06.2013

Toyota : Deuxième au Mans !

En 2013, Sébastien participe à toutes les courses du championnat d’endurance WEC (World Endurance Championship). Il termine à quatre reprises sur le podium et remporte l’épreuve finale, à Bahreïn. Aux 24 Heures du Mans, il réussit l’exploit de hisser sa Toyota numéro 8 sur la deuxième marche du podium.
17.04.2013

F1 : Red Bull, ça continue

En 2013, Sébastien poursuit son rôle de troisième pilote de l’équipe championne du monde, et se rend à nouveau sur tous les Grands Prix tout en participant au développement de la RB9. Red Bull Racing remporte le titre mondial des constructeurs pour la quatrième année consécutive.
15.08.2012

Toyota

Engagé au sein de l’écurie Toyota pour disputer quelques courses en 2012 (le constructeur ne dipose pas encore de deux voitures sur l’ensemble du championnat), dont les fameuses 24 Heures du Mans, Sébastien participe au développement de la Toyota hybride sur le circuit du Castellet. Au Mans, sa voiture abandonne à la suite d’un accident pendant que son coéquipier Anthony Davidson est au volant.
14.06.2012

F1 : Troisième pilote chez Red Bull

Après avoir disputé trois saisons complètes chez Toro Rosso, Red Bull engage Sébastien en tant que troisième pilote de son équipe. Son rôle principal consiste à développer la voiture sur le simulateur hyper-sophistiqué de l’équipe, tout en assurant le remplacement possible des deux pilotes de course pendant les Grands Prix. Il se rend ainsi sur toutes les courses.
08.06.2011

F1 : La poisse.

2011 aurait pu s’avérer une saison exceptionnelle pour Sébastien si une malchance crasse ne l’avait poursuivie tout au long du championnat. Roues mal fixées en pleine course, panne diverses, rien n’a été épargné à Sébastien, qui termine tout de même dans les points à sept reprises, un exploit au vu des circonstances !
Il termine le championnat 15e avec 15 points 
11.06.2010

Deuxième saison de F1

En 2010, l’écurie Toro Rosso a été contrainte par le règlement de construire sa monoplace sans l’appui de sa grande sœur Red Bull. Un départ de zéro qui n’a pas facilité la tâche de ses pilotes. Sébastien mène tout de même le Grand Prix du Canada l’espace d’un tour, avant de le terminer à la huitième place.
En fin de saison, après avoir terminé dans les points à quatre reprises, il se classe 16e avec 8 pts.
12.06.2009

F1 : 2 Jours et c'est parti !

La nouvelle Toro Rosso STR4 n’a pas pu faire son apparition avant le mois de mars et les essais de Barcelone. Quatre jours seulement pour mettre au point la voiture, et quatre jours qui ont révélé quelques problèmes à résoudre avant le premier Grand Prix de la saison. Sébastien a partagé le volant avec son coéquipier Sébastien Bourdais, ce qui a limité ses essais à deux jours.
La saison a démarré sur les chapeaux de roue pour Sébastien, qui réussit l’exploit de marquer des points lors de la première course de F1 de sa carrière, à Melbourne. En Australie, il termine à la septième place et marque deux points.
A la fin de la saison, il se classe 16e avec 6 points.
29.03.2009

Premier GP de Formule 1

Melbourne 2009
Le premier Grand Prix de la carrière de Sébastien se déroule comme dans un rêve. Sa famille s’est déplacée en nombre pour le soutenir, avec son père et ses deux oncles. Pour sa première qualification en F1, Sébastien se classe treizième sur sa Toro Rosso STR4. En course, il se hisse à la porte des points jusqu’à la fin de course, lorsqu’un accrochage, devant, lui permet de gagner deux places d’un coup et de terminer huitième. La disqualification, plus tard, de Lewis Hamilton lui offre finalement la septième place, et Sébastien marque ainsi des points dès son premier Grand Prix – un exploit que seuls les plus grands pilotes réussissent, tels Sebastien Vettel, Kimi Räikkönen ou Alain Prost.
13.06.2008

F1 : Les choses deviennent sérieuses

Pendant la saison 2008, Sébastien a assisté à tous les Grands Prix de la saison en tant que troisième pilote de l’écurie Red Bull. Parallèlement, en mai, juillet, septembre, novembre et décembre, il a effectué de nombreux essais, pour l’écurie Toro Rosso, qui lui ont permis de s’habituer au pilotage complexe d’une F1. Et qui ont finalement conduit Red Bull à le choisir pour piloter une Toro Rosso en 2009.
12.06.2008

GP2 Europe : Une saison en dents de scie

La saison 2008 de GP2 n’a pas été facile pour Sébastien, aux prises avec une monoplace très difficile à piloter – ses coéquipiers n’obtinrent ainsi pratiquement aucun résultat. Malgré ces conditions, Sébastien parvient à décrocher deux victoires, en France et en Hongrie, ce qui lui permet de terminer le championnat à la sixième place.
Au cours de cette saison, il signe un véritable exploit qui souligne son talent et a sans doute participé à son engagement en Formule 1 chez Toro Rosso : à Magny-Cours, le dimanche matin, pour la course courte, Sébastien se retrouve 21e sur la grille de départ. Malgré la pluie, il prend le pari de partir en pneus slicks sur ce circuit où les dépassements sont réputés impossibles. Après une véritable démonstration de pilotage, il finit par remporter la course, après avoir doublé tous les adversaires qui n’étaient pas sortis de route…
Il est le seul pilote du championnat de GP2 2008 à être passé en Formule 1 en 2009.
06.06.2008

GP2 : Vice-champion en Asie

Avant de se lancer dans le championnat européen de GP2, Sébastien dispute le championnat de GP2 Asie en 2008, sur une Arden. Avec une victoire, le Suisse se classe deuxième du championnat.
16.08.2007

GP2 : Débuts en fanfare !

C’est à Monaco, en 2007, que Sébastien a débuté en GP2, en remplacement brutal de Michael Ammermüller. D’entrée, il signe la deuxième chrono de sa toute première séance d’essais, alors qu’il n’avait jamais tourné à Monaco ni jamais monté dans une monoplace de GP2. Il finit ensuite la saison chez ART Grand Prix, tout en menant de front des essais de F1 et la F3.
18.07.2007

F1 : Premier essai, premier émoi!

C’est en juillet 2007 que Sébastien a bouclé ses premiers tours de circuit sur une Formule 1, une Red Bull sur le circuit espagnol de Jerez. Des tours effectués sous la surveillance d’envoyés de la FIA afin d’obtenir la fameuse super-licence, le passeport pour la Formule 1
14.06.2007

A1 GP : Une victoire pour la Suisse

Appelé en renfort pour remplacer Neel Jani au pied levé, Sébastien a disputé la manche de A1 GP de Shanghaï, en 2007. Il disputera également la manche de Nouvelle-Zélande.
08.06.2006

Vice-champion de F3

En 2006 et en 2007, Sébastien a pris part au championnat de Formule 3 Euroseries. La deuxième année, il s’est battu pour le titre jusqu’au dernier week-end et termine finalement vice-champion.
20.11.2003

BMW : Champion, puis vice-champion

Fin 2003, Sébastien participe au « volant BMW », qu’il remporte. Cette bourse lui permet de participer au championnat de Formule BMW en 2004, qu’il termine à la troisième place derrière Sebastian Vettel, champion cette année-là. Repéré par Red Bull, il signe alors un contrat de 5 ans avec la marque autrichienne, qui devient son partenaire depuis 2005. Cette année-là, il remporte le titre de la spécialité, avant d’en être dépossédé sur le tapis vert, pour une affaire complexe liée à la voiture de sécurité. Le souvenir le plus amer de la carrière de Sébastien.
01.06.2003

Champion d’Italie

Après son titre de champion d’Europe, Sébastien a décroché un contrat de pilote d’usine pour la saison 2003, au terme de laquelle il remporte le championnat d’Italie de karting.
01.06.2002

Champion d’Europe !

C’est l’un des succès dont Sébastien est le plus fier : parmi plus de 300 candidats, et au terme de plusieurs éliminatoires au Portugal puis en France, Sébastien remporte le championnat d’Europe de karting, à Angerville, en 2002.
01.06.1998

9 ans et déjà champion !

Sébastien débute sa carrière en compétition à l’âge de 8 ans, trois ans après avoir reçu son premier kart, par un beau Noël 1993. Après une première année un peu laborieuse, il remporte le championnat suisse des Minis à l’âge de 9 ans. Entre 1998 et 2002, il remporte quatre championnats suisses de karting : Mini, Mini90, SuperMini.